Question 27 : Quels sont les principaux types de risques rencontrés dans les banques ?

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Question 27 : Quels sont les principaux types de risques rencontrés dans les banques ?

Message par Mathieu Buzon le Mar 23 Fév - 21:10

Introduction : L'entreprise banque est un agent économique et comme toutes entreprises évolue dans un monde en mutation permanent. Elle doit faire attention à différents capitaux qui sont son capital financier, client, humain et organisationnel. Sa spécificité tiens avant tout dans la matière première et dans les informations qu'elles collectent et utilisent. Son rôle dans l'économie la rend incontournable. En effet, elle contribue 60% du financement de l'économie française en accordant des prêts. Par extension elles sont le vecteur des politiques menées par les banques centrales dans la création monétaire. Il est primordial d'identifier les risques auxquels elles sont confrontés, ce que nous verrons dans une première partie, puis dans une seconde les moyens employés pour les cantonner.


I) Les différents types de risques.

On peut distinguer quatre types de risques qui ne sont pas forcément liés au secteur bancaire en lui même.

A) Risque opérationnel.

C'est un risque commun à toutes entreprises puisqu'il a trait à l'humain, aux procédures et aux procédés. Les causes peuvent être accidentelles ou criminelles.
Depuis 2005 c'est un risque clairement identifié et d'importance puisqu'il rentre dans le calcul des ratios de solvabilité bancaire définis par les différents Comité de Bâle.

On retrouve dans ce type de risque, une proportion de plus en plus importante du risque juridique notamment liés aux renforcement des réglementations et de la protection du consommateur.

B) Les risques bancaires.

Ils sont l'essence même de l'activité bancaire puisque basés sur leurs métiers historiques de collecteurs, de prêteurs et de transformateurs :

De crédit (non-remboursement)
D'illiquidité et d'insolvabilité
De marché

En tant que secteur très réglementé, l'ingérence des pouvoirs public ou d'autres éléments extérieurs peuvent les rendre difficilement contrôlable (ex : conflit, boycott, gel des avoirs, catastrophe naturelles)

C) Le risque d'image.

Il est de nature essentiellement juridique puisque souvent basé sur des faits délictuels. Il couvre les délits financiers, les délits de marché et les opérations de blanchiment ?
Au delà de la sanction financière (amende) et disciplinaire (retraite agrément), c'est un risque lourd de conséquences sur l'opinion publique qui constitue le socle des fonds de commerce de la banque de détail (ex : Madoff, financière nucléaire, paradis fiscaux) ?


D) Les risques d'informatiques.

Ils regroupent trois types de risques :
serveurs  d'exploitation notamment les retards de traitement ou de mise en place. Système d'exploitation qui concerne la disponibilité des machines (ex : GAB, plateforme bourse, site internet)
logiciels. De la conception à sa maintenance il consistute la source la plus imporatnte d'incidents en France selon le CLUb de Sécurité de l'Information Français (CLUSIF)
réseaux. Ce sont les attaques externes sur le réseau (accès non autorisé, usurpation d'identité, déni de service avec indisponibilité partielle ou totale de celui-ci)
Une communication informatique accrue avec différents acteurs, clients, correspondants, confères, plateformes externalisées , démultiplient les risques.


Transition : L'ensemble de ces risques représentent d'énormes pertes potentielles pour la banque. Il est donc nécessaire de les anticiper en mettant en place différents processus et procédés.

II) La gestion des risques.

Les politiques de sécurité en entreprise se déclinent avec une politique assurancielle de couverture de risques et l'élaboration et la mise en œuvre de plans de sécurité, stress tests et de plan de continuité de l'activité.

A) Politique de couverture de l'activité commerciale.

Les établissements bancaires définissent des politiques crédits de nature différentes :
Mise en place de provisions sectorielle et/ou issu des préconisations de Bâle III (cotation client)
Politique d'octroi définie en fonction du score et de la qualité de la relation, des garanties et de partage du risque.
Ces prédispositions servent à couvrir les risques de non-remboursement, de liquidité et d'insolvabilité.

Les banques ont aussi mis en place des cellules contrôlant la conformité des opérations (entrée en relation, banque au quotidien) et des procédures. Ces contrôles de niveau 1, 2 et 3 permettent de limiter les risques opérationnels et d'images notamment lié au délit financier.

B) Plan de continuité de l'activité.

Il permet de répondre à la problématique de continuité de service lors d'un sinistre (catastrophes majeures, impossibilité d'accès, pannes informatiques).
Il englobe des mesures de préventions pour diminuer la probabilité d'occurrence d'une défaillance, de détection et de réaction, de plans de secours pour diminuer les conséquences du sinistre. L'équilibre de ces trois points doit constituer la stratégie de continuité de l'entreprise.
Le plan de secours est la formalisation du plan de gestion de risque. Il planifie les actions prêtes à être exécutées et les procédures à appliquer. Il s'accompagne d'un plan de gestion et de communication, d'un plan de reprise d'activité, d'un plan de continuité de l'activité par métier, un plan de fonctionnement en secours, un plan de retour à une situation normale.
Il doit exister un plan de secours par types de sinistres (ex : épidémie, inondation)



Conclusion : Les banques doivent exercer leurs activités dans un environnement changeant, contraignant et présentant de nombreux et différents risques. Il est essentielle pour elle de mener des politiques qui lutte contre ces derniers en les identifiant et en les limitant.
Acteur majeur dans une économie de plus en plus interconnectée, la mauvaise identification et gestion d'un risque pourrait avoir des effets dramatiques sur l'ensemble du secteur. Le secteur bancaire de part sa structure et son fonctionnement, concentré et interdépendant, la défaillance d'un acteur peut entraîner par ricochet celles des autres acteurs, c'est le risque systémique. Ce risque a été évité en Europe en 2007 grâce à l'intervention des pouvoirs publiques. C'est dans ce sens que les réglementations se durcissent notamment avec l'application des normes Bâles III.

Mathieu Buzon

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Date d'inscription : 23/02/2016

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